À cloche pieds,
Installation in situ, Chapelle des Jésuites, Cambrai, France, 2017

225 kg de plâtre, 1800 gr de pigments de couleurs, 9 céramiques en terre noire

On joue à la marelle sur tout les continents. Sa forme immédiatement reconnaissable, est inspirée des plans d'églises. La marelle, comme tout les jeux, permet de se comporter autrement. Un jeu apporte un contre point au sérieux de la vie "réelle", au temps "bien rempli". Il ne produit rien, ni bien, ni œuvre.
Ici la marelle en est une.
Inscrire sur le sol la représentation de ce jeu en écho à l'architecture du bâtiment.
L'envie aussi de ramener de la vie et de la couleur dans la chapelle.
On à tendance à oublier qu'auparavant les églises étaient des lieux de rassemblements. Semblables aux places publiques, les églises abritaient marchands, mendiants, enfants.
Ici l'installation comporte plusieurs éléments. Un dessin au sol nous amène tout droit vers le chœur. De part et d'autre, et de façon symétrique, de petites montagnes encerclent cet élément coloré. Le rapport au paysage est inversé. Nous sommes plus grands et nous le contournons au lieu de le traverser.
En haut des petites montagnes, une sculpture nous permet de grimper, de s'élever.
Qui n’a jamais rêvé d'accéder encore plus haut que le sommet de la plus grande montagne?

Installation fragile, elle s'est transformée avec le va et vient des visiteurs. Les pigments se sont baladés..